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Ce numéro 63 de La Revue d’histoire des chemins de fer publie les actes du colloque « Gares, bâtiments et infrastructures ferroviaires entre modernité(s) et identité(s) territoriale(s) en France et Italie : 1918-1945 » qui s’est tenu à Versailles et à Paris, les 17 et 18 novembre 2023. Organisé par Rails et histoire et le LéaV (laboratoire de recherche de l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles), en partenariat avec le Centre André Chastel (UMR 8150, Sorbonne Université, CNRS, ministère de la Culture), et l’unité Patrimoine de l’agence d’architecture AREP (filiale du groupe SNCF Gares & Connexions), il a reçu le soutien de la Graduate School Humanités – science du patrimoine de l’université Paris-Saclay. Il a été préparé dans le cadre de deux programmes élaborés par deux instances : d’une part, le programme scientifique 2022-2026 de l’École Française de Rome, « SpazIdentità. Spatialité matérielle et immatérielle de la construction nationale italienne de la République cisalpine à la fin du fascisme » auquel participe le LéaV, et, d’autre part, l’axe de recherche : « Architecture, urbanisme et territorialité du ferroviaire entre histoire, mémoire et projet : savoirs, modèles et méthodes en circulation », du programme scientifique de Rails et histoire.

 

Les gares comme lieu de connexion entre les échelles de la mobilité – intérieur des bâtiments, environnement immédiat, ville, territoire national et au-delà des frontières – constituent des nouvelles centralités depuis leur apparition dans les paysages urbains. Pour l’architecture ferroviaire, la période de l’entre-deux-guerres est celle de la reconstruction des gares endommagées, de la modernisation et électrification des réseaux, de l’introduction du béton armé et de l’adaptation des bâtiments à des nouveaux standards. Croiser l’évolution de l’architecture ferroviaire en France et en Italie au cours de cette période ouvre la possibilité de repérer ce qui appartient à un climat culturel plus large, et revêt donc un caractère supranational en adhésion à une modernisation à l’échelle européenne. L’analyse en parallèle les gares françaises et italiennes de cette période conduit à sonder l’étendue des possibilités dans ces décennies de transition, période où se croisent références historicistes, réinventions de démarches pittoresques par les courants régionalistes, propositions hybrides qui recomposent des éléments de la tradition classique, jusqu’aux réalisations issues du renouvellement initié par les avant gardes architecturales.

RHCFn°63 : Gares, [...] et infrastructures ferroviaires. France-Italie 1918-1945

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