L’État et le rail. Les transports ferroviaires au prisme de la puissance publique

Résumé du colloque donné à l'Université Libre de Bruxelles, 27 et 28 septembre 2021





Si l’intervention de la puissance publique dans le monde ferroviaire est aussi ancienne que l’aventure du rail elle-même, force est de reconnaître que les dernières décennies ont été le théâtre d’une évolution susceptible de reconfigurer les relations entre l’État et les principaux acteurs du secteur. Comment dès lors envisager l’avenir d’un rail qui semble tant marqué par l’incertitude que les bégaiements de l’histoire ? Quels enseignements peut-on tirer de l’évolution contemporaine du transport ferré dans plusieurs pays d’Europe et au-delà ? De quels enjeux le rail est-il investi et par quels acteurs ? Telles étaient les principales interrogations que proposaient d’éclairer une quarantaine d’intervenant.e.s, universitaires et acteur.rice.s du rail, réuni lors du colloque international qui s’est tenu le 27 et 28 septembre dernier à Bruxelles.


Avec plusieurs laboratoires et centres de recherche français et belges, l’association Ferinter (International Railway Studies) et la Faculté de Philosophie et Sciences sociales de l’Université libre de Bruxelles proposaient d’interroger les recompositions des relations entre l’État et le rail à travers cinq sessions plénières et sept ateliers thématiques (enregistrés et prochainement retransmis depuis le site de l’association).


En donnant à penser ces rapports au croisement de disciplines telles que les sciences économiques, le droit, l’histoire, la sociologie ou encore la science politique, les interventions poursuivaient trois perspectives. C’est d’abord sous l’angle des capacités d’action étatiques, autrement dit du gouvernement du ferroviaire et des enjeux stratégiques nationaux qu’il recouvre, que les rapports entre État et Rail ont été interrogés. Deuxièmement, il s’est agi de renseigner les reconfigurations variées des systèmes ferroviaires par-delà la réification des acteurs institutionnels du secteur et la notion sans doute trop englobante de “libéralisation”. Enfin, les participants ont contribué à faire le bilan des dernières décennies sous l’angle des différents enjeux et intérêts qui se confrontent autour de l’avenir du rail.

Nous proposons un compte-rendu de l'évènement dans le prochain numéro de la Revue d'histoire des chemins de fer.

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