Expo :
Ombres et Lumière

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En juin 1941, l’invasion de l’URSS et l’entrée en guerre de celle-ci contre l’Allemagne a pour conséquence l’arrestation de juifs suspectés de communisme.

« Nous n’avions pas le droit par exemple de nous asseoir sur un banc public. Nous n’avions pas le droit de fréquenter la piscine. (...) Nous n’avions pas le droit de prendre le tramway ailleurs que sur la plateforme. Nous n’avions pas le droit d’avoir le téléphone (ou) un appareil de radio. Nous n’avions pas le droit d’entrer dans un café (hors ceux) tenus par des juifs... »

Témoignage d’Edgard LESER, fils de Léon LESER.

Les premières rafles commencent au printemps 1941, facilitées par les déclarations demandées aux familles juives.

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Entre février et août 1942, les ordonnances de l’OFK se succèdent, limitant la circulation (interdite après 20h) et les créneaux possibles pour faire ses achats (entre 15 et 16h uniquement).

En juillet 1942, le port de « l’étoile jaune » devient obligatoire en zone rattachée.

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Étoile d’Edgard LESER.

Coll. Famille LESER-THAU

Dans les mois qui suivent, les restrictions de liberté se multiplient : Interdiction de fréquenter hôtels, restaurants, jardins publics (septembre), obligation pour les restaurateurs d’apposer une affiche interdisant l’entrée aux juifs (novembre).

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Affiche.

Coll. Archives municipales de Lille

Déclaration sur le statut des juifs. 

Coll. Musée de la Résistance, Bondues.

Max THAU, frère de Rose et beau-frère de Léon LESER, est arrêté lors de l’une de ces rafles et interné à Drancy puis Compiègne.

Lettre écrite de Drancy à Léon.

Coll. Famille LESER-THAU

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Photo de rafle à Paris, août 1941.

Coll. BundesArchiv

« J’étais élève du lycée Faidherbe, en partie occupé par les troupes allemandes. Et le jour où je me suis pointé au lycée avec mon étoile (...) un copain de classe m’a dit « sale juif ». Pouf, mon poing est parti tout de suite. (...) L’instituteur nous a réunis après la récréation en disant « quatre de vos camarades sont obligés à partir d’aujourd’hui de porter un insigne que l’on veut dégradant et dont ils ont toute raison d’être fiers. C’était vos camarades hier, ce sont vos camarades aujourd’hui (...) je ne veux plus entendre de réflexion à ce propos. » Ce professeur c’était M. Douai, (dont) j’ai un souvenir radieux ».

Témoignage d’Edgard LESER.

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