Expo :
Ombres et Lumière

Page 4 sur 14

Titre.jpg

Dès le 22 juillet 1940 le régime de Vichy vote la révision des naturalisations obtenues depuis 1927. 15 150 personnes perdent la nationalité française, dont 6 000 juifs. Bien que le droit du sol prévale encore en théorie, cette loi permet de dénaturaliser également les enfants nés en France des personnes concernées.

photo02.jpg

Copie du certificat de nationalité française du petit Robert ROSENBERG né en 1933 à Roubaix de parents hongrois.

Coll. famille ROSENBERG

Projet de loi annoté par PÉTAIN, découvert par Serge KLARSFELD.

Coll. Mémorial de la Shoah

photo01.jpg

Le 3 octobre 1940, Vichy promulgue la « loi portant statut des juifs » qui le fait reposer sur une définition raciale, et limite les droits des personnes « issues de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si {leur} conjoint lui-même est juif » : fonctions publiques et mandats interdits, professions soumises à un quota...

photo04.jpg

L’OFK 670 de Lille adopte le 18 novembre 1940 une ordonnance qui, comme celle du commandement de Paris, repose sur une définition confessionnelle (alors que le commandement militaire de Bruxelles dont dépend l’OFK 670 opte pour une définition raciale inspirée des lois de Nuremberg de 1935).

Affiche obligatoire à partir du 15 décembre 1940. Cette obligation résulte du recensement exigé des communes par l’OFK à l’automne 1940.

Coll. Musée de la Résistance, Fonds Paul ROSS

Cette loi est remplacée en juin 1941 par le « second statut des juifs », qui en donne cette fois une définition confessionnelle.

Le 7 octobre 1940, le décret Crémieux, qui en 1870 avait accordé la nationalité française aux juifs d’Algérie, est abrogé.

photo03.jpg

Déclaration de Monsieur LESER concernant son entreprise.

Coll. Famille LESER

Dès décembre 1940, Léon LESER doit faire une déclaration d’activité et de patrimoine. En juin 1941, l’OFK 670 met en place l’aryanisation des entreprises juives, c’est à dire leur mise sous administration par un non juif.

Le commerce de Léon n’ayant plus d’activité depuis le pillage de l’appartement, l’administrateur nommé est rémunéré directement par le Commissariat aux Affaires juives, dont une antenne a été créée à Lille au printemps.

Page 4 sur 14