Expo :
Ombres et Lumière

Page 3 sur 14

Titre.jpg

Le 2 septembre à minuit, 5 millions de Français de 18 à 48 ans sont mobilisés. Plus de 40 000 étrangers installés en France, dont environ 25 000 juifs, s’engagent volontairement. Ils forment les Régiments de Marche de Volontaires Étrangers (RMVE).

Le Lensois Manek FAJNKUCHEN du 23ème RMVE, portant des lunettes au premier plan.

Coll. famille FAJNKUCHEN

Tract clandestin, juin 1940.

Coll. Musée de la Résistance, Bondues

photo01.jpg
photo02.jpg

Poussés sur les routes par l’avancée allemande, les Français évacuent dans le chaos et la peur.

« Nous sommes partis de Lille le 10 mai 1940 [...] [Nous avons traversé] Rouen où nous étions dans les dernières voitures à traverser un pont sur la Seine qui a sauté tout de suite après, et nous nous sommes retrouvés, après avoir perdu ma grand-mère en route, à Dinard où les Allemands sont arrivés presque en même temps que nous. [...] Nous étions à la mise en place du régime de Vichy et mon père (Léon LESER) est revenu à Lille vers la mi-septembre, seul, pour constater que notre appartement avait été entièrement pillé, et revenir nous chercher à Dinard d’où nous sommes revenus autour de la rentrée scolaire. »

Témoignage d’Edgard LESER, fils de Léon LESER et Rose THAU

Le 28 novembre 1940, une ordonnance allemande interdit le retour des juifs dans la région Nord-Pas-de-Calais.

Certificat de décès de Berthe BEISER-THAU à Caudebec-En-Caux le 22 mai 1940. 

Coll. Famille LESER-THAU

Lors de l’attaque de mai 1940, la défense française s’effondre et plonge le pays dans le désarroi. Le gouvernement, remanié autour de Philippe PÉTAIN, choisit de signer l’armistice le 22 juin, pour une application au 25 juin.

L’Alsace-Moselle est annexée, la moitié Nord du pays occupée, et la Somme délimite une « zone interdite » au sein de laquelle le Nord-Pas-de-Calais est décrété «Zone rattachée » au Commandement militaire allemand de Bruxelles (le MBB).

Alors que les troupes sont démobilisées, les soldats étrangers des RMVE sont rassemblés au camp de Septfonds (Tarn-et-Garonne), conçu au départ pour les réfugiés espagnols. Une loi de 1938 les contraint en effet à fournir une participation à l’effort de défense.

photo03.jpg

Photo de Manek et ses compagnons du 23ème , probablement prise à Septfonds.

Coll. famille FAJNKUCHEN

photo04.jpg

Page 3 sur 14