Expo :
Les femmes et le train

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Si à la fin de la guerre, la plupart des femmes ont pu conserver leur emploi, notamment au sein des ateliers, la SNCF redonne la priorité au recrutement des hommes. Elle considère que les métiers ferroviaires restent des métiers de force et que les dispositions relatives au travail des femmes (interdiction du travail de nuit par exemple) sont un obstacle à leur emploi. Le parcours professionnel de Blanche Le Thessier, première femme fonctionnaire supérieure à la SNCF, partie en retraite en 1953, reste une exception.

Les décennies 1970-1980 sont marquées par un changement profond dans la société française en ce qui concerne la place de la femme. Un arsenal juridique est mis sur pied pour encadrer et promouvoir l’égalité des sexes. En 1975, une loi sanctionnant les discriminations liées au sexe à l’embauche est promulguée et en 1983 l’égalité professionnelle entre femmes et hommes est reconnue juridiquement. De fait, le recrutement des femmes s’accélère au début des années 1980 certains métiers et fonctions, jusqu’alors réservés aux hommes, leur sont désormais accessibles : - 1983, Sylvie Guedeville devient la première femme conductrice (et première femme conductrice de TGV en 2003) ; - 1992, Yannick Moreau est la première femme à accéder à la direction générale de la SNCF en tant que directrice générale adjointe chargée des Ressources sociales et des Ressources humaines.

Signe des temps, la présidence de la SNCF est assurée par Anne-Marie Idrac de 2006 à 2008. Cependant, en 2005, la population féminine de la SNCF ne représente toujours que 17,1  % des effectifs. Une proportion encore trop faible à laquelle l’entreprise décide de remédier par la signature en 2006 d’un premier accord favorisant la mixité professionnelle entre femmes et hommes. Un deuxième accord est signé à l’été 2012. Il est suivi le 29 novembre de la première édition du « Girl’s Day » qui renforce la dynamique : 3000 collégiennes et lycéennes sont accueillies dans des établissements SNCF pour découvrir des métiers encore largement masculins. Un troisième accord est signé en 2015. En parallèle, est créé en janvier 2012, le réseau « SNCF au féminin » qui vise à renforcer le rôle des femmes dans le groupe ferroviaire. En 2017, seuls encore 20,5  % des personnels SNCF sont des femmes, concentrées essentiellement dans les métiers administratifs (62  % des effectifs globaux) et commerciaux (47,6 %). En dépit des efforts déployés, les métiers de la Traction (6,2 %), de la Voie (4 %), du Matériel (3,3 %) restent encore sous représentés.

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