Expo :
Les femmes et le train

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Avec la fin de la guerre et le retour des hommes, les démissions et les licenciements du personnel féminin non titulaire se multiplient, notamment au lendemain de la grève de 1920. Dans les années qui suivent, le taux de féminisation décroît jusqu’à celui d’avant-guerre, soit 10 % du personnel régulier. Dans l’immédiat après-guerre, apparaît au sein du monde ferroviaire un nouveau corps de métiers plus spécifiquement orientés vers l’action sociale. Jusqu’alors ce rôle était tenu par des religieuses, des infirmières salariées ou des dames d’œuvres bénévoles.

Ce personnel, peu coordonné et aux pratiques empiriques, cède progressivement la place à des diplômées issues d’écoles spécialisées : surintendantes, assistantes sociales, infirmières-visiteuses. Les réseaux du Paris-Orléans et du Nord ont été les précurseurs en la matière. À la veille de la création de la SNCF en 1937, le nombre des travailleuses sociales, toutes compagnies confondues, est de 86.

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La main-d’œuvre féminine est une fois de plus fortement sollicitée pendant la Deuxième Guerre mondiale, tant pour le fonctionnement du chemin de fer que pour les besoins de la défense nationale. À la lumière de l’expérience de 1914-1918, la SNCF considère même que « les femmes peuvent arriver à des rendements supérieurs à ceux des hommes dans des travaux convenants à leurs aptitudes physiques et psychologiques » (travaux demandant de la rapidité, mais exigeant peu d’efforts dans les gestes).

Face à l’occupant, le monde cheminot a été l’un des plus actifs dans la résistance organisée. Quoique moins visible, l’action des cheminotes n’en est pas moins une réalité. Dix ont péri de la répression menée les autorités nazies et par le régime de Vichy durant cette période. Sept sont victimes des massacres liés à des représailles allemandes entre juin et août 1944, trois sont mortes en déportation pour fait de résistance. Parmi elles, Hélène Oster, factrice aux écritures à Paris Est, arrêtée en 1941 par la police française pour activité communiste et livrée aux Allemands après avoir été révoquée par la SNCF.

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Lettre du Ministère de la Production industrielle et des communications adressée à la Direction des Chemins de fer au sujet de l’utilisation de la main-d’œuvre féminine par la SNCF. Au 31 janvier 1944, les femmes représentent 11,5% de l’effectif global de la SNCF. RÉF. : 0505LM0184/005. 1944-03-28. CNHA.

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Le travail des femmes redevenu une nécessité avec la 2ème guerre mondiale, comme l'atteste cette couverture de Notre Métier du 15 avril 1940.

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