Expo :
Les femmes et le train

Page 7 sur 13

titre.jpg

Une minorité de femmes, est employée au même titre que les autres agents des Compagnies, c’est-à-dire titulaire de son emploi. La plupart sont préposées aux tâches administratives.

Parmi les employées titulaires, quelques-unes ont la charge de l’entretien des « cabinets d’aisance » dans les gares. Ces « dames pipi » sont essentiellement des veuves d’agents décédés en service. Elles côtoient une autre catégorie d’employées « indépendantes » : les gérantes de buffets ou de bazars, les bibliothécaires.

doc1.jpg

Dès le début de la Première Guerre mondiale, les Compagnies doivent faire face à une pénurie de main-d’œuvre. Pour répondre à la mobilisation partielle ou totale d’une partie de ses agents et aux besoins croissants liés à la conduite de la guerre, elles sont vite contraintes à recourir au travail féminin pour effectuer des tâches jusque-là dévolues aux hommes. Le nombre des femmes augmente de manière considérable passant de 29 100 personnes au 1 er janvier 1914 à 50 900 au 1er janvier 1919, soit 16 % des effectifs réguliers. C’est à partir de 1915, surtout, que les Compagnies recourent massivement à la main-d’œuvre féminine. Celle-ci répond à deux impératifs distincts : pallier les emplois spécifiquement ferroviaires et participer aux fabrications intéressant la défense nationale, notamment dans le domaine de l’armement.

Un exemple typique nous est fourni par le réseau PLM avec la généralisation de l’emploi des femmes dans les bureaux, pour les opérations de contrôle aux portes d’accès aux quais, dans les lampisteries. Par la suite, leur rôle s’est étendu au fichage des colis et à leur manipulation, au service du block (signalisation), au nettoyage des matériels roulants. Parallèlement, le réseau répond aux besoins des armées en mobilisant ses ateliers pour lesquels il recrute une main-d’œuvre féminine complémentaire de « conductrices de machines-outils », « aides-soudeuses », « aides-ajusteurs »..., d’où l’expression de « cheminotes en usine »

doc2.jpg

Atelier de Paris ajustage de machines à raboter. Femmes travaillant sur les machines à raboter dans les ateliers lors de la Première Guerre Mondiale. 14/04/1917. Médiathèque SNCF.

doc3.jpg

Atelier de Paris, chaudronnerie de cuivre. Soudage des tubes à fumée par des femmes lors de la Première Guerre Mondiale.

Page 7 sur 13