Expo :
Les femmes et le train

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Cette Administration sera encore chargée de reprendre l’exploitation des lignes de l’Ouest racheté par l’État en 1908 pour cause de faillite : on parlera dès lors du réseau de l’Ouest-État.

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Si l’on en croit l’économiste Paul Leroy-Beaulieu (Le travail des femmes au XIXe siècle, 1873), c’est aux Compagnies françaises de chemins de fer qu’appartient l’honneur d’avoir ouvert la voie à l’admission des femmes au sein de ces entreprises. Non sans réticence, à l’exemple de la Compagnie de l’Est :

« Ce n’est pas sans une certaine appréhension, il faut le reconnaitre, qu’en introduisant pour la première fois comme distributrices-receveuses dans les gares, des veuves ou orphelines d’agents, les Compagnies prirent l’initiative de cette innovation hardie. On devait redouter, en effet, par la réunion de personnes des deux sexes dans un même service et dans des locaux presque communs, de compromettre à la fois la discipline et la morale. On pouvait également d’autre part, sans faire injure aux qualités intellectuelles de la femme, conserver quelques doutes sur son aptitude à remplir convenablement des fonctions aussi nouvelles, dont les difficultés s’aggravent encore aux yeux des titulaires par le sentiment d’une responsabilité sérieuse. »

Marcel Lemercier, « De l’emploi des femmes dans les chemins de fer français, et spécialement à la Compagnie de l’Est » Revue générale des Chemins de Fer, Janvier 1885

Les femmes représentent 7,4 % des effectifs des grandes Compagnies en 1866, 9,7 % en 1912. Elles sont versées pour leur très grande majorité au service Voie et Bâtiments en tant que gardes-barrières.

En 1914, sur les 29 100 employées, 26 117 sont gardes-barrières.

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En France, c’est entre 1827 et 1834 que sont mises en service les premières lignes de chemin de fer initiées pour le transport des houilles du bassin minier de Saint-Etienne. Construite entre 1830 et 1833 par Marc Seguin, la ligne de Saint-Etienne à Lyon permet l’expérimentation de la traction à vapeur (1831) – qui supplante progressivement le recours aux chevaux.

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