Expo :
Les femmes et le train

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En France, c’est entre 1827 et 1834 que sont mises en service les premières lignes de chemin de fer initiées pour le transport des houilles du bassin minier de Saint-Etienne. Construite entre 1830 et 1833 par Marc Seguin, la ligne de Saint-Etienne à Lyon permet l’expérimentation de la traction à vapeur (1831) – qui supplante progressivement le recours aux chevaux.

Ouverte en 1837 sous l’impulsion des frères Pereire, la ligne de Paris à SaintGermain, conçue uniquement pour le transport des voyageurs, fait figure de « ligne-école » de par sa modernité. Elle sert de modèle aux premières grandes lignes destinées à irriguer le territoire. Se dessine ainsi le réseau « en étoile » centré sur Paris, défini par la loi Legrand de 1842.

Sous Napoléon III, la longueur du réseau est multipliée par six. En 1870, toutes les grandes villes sont reliées à Paris. Sous son autorité, on assiste également à la concentration des entreprises concessionnaires : le nombre des compagnies exploitantes est ramené de trente-trois en 1851 à six en 1859. À ces « grands réseaux » – Nord, Est, Paris-Lyon-Méditerranée (PLM), Paris-Orléans (PO), Midi et Ouest – s’adjoint en 1878 celui de l’Administration des chemins de fer de l’État, qui regroupe les lignes de dix compagnies concessionnaires défaillantes nées de la volonté exprimée en 1862 de redonner une place à de plus petites entités.

Cette Administration sera encore chargée de reprendre l’exploitation des lignes de l’Ouest racheté par l’État en 1908 pour cause de faillite : on parlera dès lors du réseau de l’Ouest-État.

Entre 1870 et 1914, la longueur du réseau national passe de 17430 km à 39400 km. C’est là le résultat de la loi Freycinet de 1879 qui, pour des raisons politiques, stratégiques et économiques, impose aux grands réseaux la création de 9000 km de lignes nouvelles. L’absence de rentabilité de nombre de ces lignes, provoque des difficultés budgétaires croissantes pour les compagnies, en dépit de l’aide de l’Etat. Conséquence de la guerre de 1914, les réseaux – grossis en 1919 de celui de l’Administration des chemins de fer d’Alsace et de Lorraine (AL) – sont tous déficitaires en 1920. Leur situation est encore aggravée par la récession économique des années 1930 et l’émergence d’un concurrent redoutable, la route.

C’est dans ce contexte que survient en 1937 la «nationalisation» des chemins de fer français par intégration des sept réseaux au sein d’une entité unique ; la Société nationale des chemins de fer français (SNCF)

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