Expo :
Les femmes et le train

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Le train présente-t-il un danger pour la santé des voyageurs  ? De nombreux écrits ont traité du problème dans les décennies qui ont suivi son apparition. Il y est fait régulièrement mention des femmes qui, à toutes les périodes de leur grossesse, redoutent les mouvements de trépidations :

« qui parfois les agacent, les énervent, et les jettent dans une agitation nerveuse involontaire. »

Docteur de Pietra Santa, Santé publique. Hygiène des voyageurs et des employés, 1861

Une crainte que beaucoup minimisent, à l’exemple du docteur E. Soulé en 1866 :

«  Nul doute que le voyage en chemin de fer, comme celui par les voitures, ne puisse, ainsi qu’une foule d’autres causes, hâter le travail de l’accouchement, ou bien devenir l’occasion d’une fausse couche, et que chez les femmes arrivées au terme de leur grossesse ou qui ont eu une gestation pénible ou des fausses couches antérieures, il ne soit commandé de les éloigner des voyages. Mais de là à conclure que les chemins de fer font avorter, il y a une distance énorme. »

Docteur Eugène Soulé, Des voyages en chemins de fer envisagés au point de vue de leur action sur l’organisme et sur certaines prédispositions morbides, 1866

Et notre homme de préciser que depuis le début de l’exploitation des lignes du Midi (1855), seules sept cas de fausse couche ou d’accouchement ont été observés. L’actualité se fait encore aujourd’hui l’écho de situations similaires, même si l’opinion publique sur la question a changé, le dernier en date étant celui de la naissance, le 30 janvier 2019, d’un petit Kylian à bord d’un TGV Ouigo entre Paris et Strasbourg : 

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