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Voir ci-contre les renvois aux différentes parties du résumé du rapport 
à partir desquelles on peut accéder au texte intégral

 

Christian Bachelier

LA SNCF SOUS L'OCCUPATION ALLEMANDE

 1940-1944

Avant-propos

Le rapport La SNCF sous l'Occupation allemande, 1940-1944, dont le résumé est présenté ici, a été rédigé dans le cadre d'une convention de recherche signée entre la SNCF et le CNRS le 13 novembre 1992 sur une proposition de l'Association pour l'histoire des chemins de fer (AHICF), prorogée par un avenant le 12 février 1994.
Les travaux de Paul Durand, juriste, cadre supérieur de la SNCF, qui avaient abouti à un ouvrage La SNCF dans la guerre, sa résistance à l'occupant (Paris, P.U.F., collection "Esprit de la résistance", préface de Louis Armand, 1968), et au dépôt aux Archives Nationales des témoignages qu'il avait recueillis à l'occasion de sa préparation, dataient alors de presque trente ans et n'avaient pas été prolongés récemment par des recherches historiques. Depuis lors, davantage d'archives avaient été mises à la disposition des chercheurs et, en particulier, la SNCF avait commencé trois ans plus tôt, en 1989, à organiser ses archives et à traiter ses archives historiques.

Enfin, la commémoration de la rafle du Vel'd'hiv' attirait en juillet 1992 l'attention de l'entreprise sur la méconnaissance, par elle-même et par le public, du processus exact des déportations raciales et du rôle des transports par fer dans ce processus. Il s'agissait donc de faire l'inventaire de toutes les sources disponibles sur l'histoire de la SNCF pendant l'Occupation et, en particulier d'en élucider ce dernier aspect, comme un préalable à des travaux historiques ultérieurs. Cette recherche fut confiée à l'Institut d'histoire du temps présent (CNRS) et placée sous la responsabilité scientifique d'Henry Rousso, directeur de recherche au CNRS et directeur de l'IHTP. Elle a été menée par Christian Bachelier, chercheur contractuel au CNRS.

Après des discussions préliminaires, il est apparu préférable aux chercheurs d'aller plus loin et de "traiter l'ensemble de l'histoire de l'entreprise durant la Seconde Guerre mondiale, afin de mieux comprendre les aspects les moins connus, qui ont été l'objet d'une investigation particulière : la stratégie propre d'une entreprise publique qui dépendait à la fois de la tutelle de Vichy et des contraintes de l'occupant allemand, son rôle dans les déportations, l'épuration de l'entreprise à la Libération, sans oublier d'autres points comme l'amorce d'une histoire des cheminots pendant la guerre".

Remis à la SNCF en septembre 1996, le résultat de la recherche se présente sous la forme d'un rapport intitulé rapport documentaire car, étant donné le souci premier de l'entreprise de mieux connaître les sources disponibles sur cette période de son histoire et de les mettre à la disposition du public, il privilégie volontairement la présentation des sources utilisées.
Il se compose de quatre volumes : deux volumes de synthèse d'un total de 914 p. (482 + 432) et deux volumes d'annexes recensant et reproduisant des documents d'archives provenant des archives de la SNCF, des archives nationales et des archives allemandes ("Généralités" : 374 p., 87 pièces ; "Les déportations" : 299 p., 110 pièces).

 

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L'ensemble peut être consulté (mais non reproduit par photocopie ou autrement) :

Depuis cette date, la SNCF a ouvert un Centre des archives historiques au Mans où les inventaires se poursuivent : certains sont en ligne sur ce site.  Les 21 et 22 juin 2000 un colloque préparé par l'AHICF a exposé les acquis récents de la recherche historique, ouvert le débat scientifique que demande ce sujet et suscité de nouveaux travaux.

Le résumé qui suit est dû à Christian Bachelier et a été remis à la SNCF en septembre 1996. Les sous-titres ou notes ajoutés par la rédaction sont distingués par l'emploi de la police arial italique. Le choix des pièces d'archives provenant des annexes au rapport qui sont ici présentées lui revient également, comme la mise en valeur de certains passages pour en faciliter la lecture rapide. Enfin, les passages entre guillemets du texte ci-dessus sont extraits de l'introduction donnée par Henry Rousso au rapport.

SNCF, direction de la Communication / AHICF, secrétariat scientifique / IHTP-CNRS
Septembre 1999

                    

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