Rails et Histoire

Transport et réseaux : continuités et ruptures. Bicentenaire du Conseil Général des Ponts et Chaussées

Actes du colloque du 18 novembre 2004, Ministère des Transports, de l’Équipement, du Tourisme et de la Mer, Le Moniteur, s.d., 103 p.

Compte rendu par Joanne Vajda, avril 2006

Le colloque, qui clôturait les manifestations du bicentenaire du Conseil général des Ponts et Chaussées, a débuté avec une intervention de Gilles de Robien, ministre de l’Équipement, des Transports, de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer. Celui-ci a souligné le rôle des politiques publiques dans le financement des infrastructures et l’importance de concevoir les modes de transport comme des éléments d’un même réseau, ce qui doit permettre l’inscription de l’économie française dans le circuit mondial. En introduction, André Guillerme rappelle que la constitution du Conseil général des Ponts et Chaussées est un vœu de Napoléon. Il évoque le rôle du Service des Ponts et Chaussées dans les aménagements urbains et le transport maritime qui se développent considérablement dès le début du XIXe siècle.
Dans la première partie, François Caron a rappelé les grandes étapes de l’évolution des réseaux du XIXe au XXe siècle. Claude Abraham a exposé les choix et les décisions concernant les transports depuis les Trente Glorieuses.
Dans la seconde partie, plusieurs intervenants (Michèle Merger, Alain Wils et Eric de Cromières) ont analysé l’évolution et le fonctionnement des réseaux, ainsi que les grandes mutations intervenues dans le transport des marchandises.
Dans la troisième partie, Jean-Cyril Spinetta, Guillaume Pepy et Xavier Fels ont évoqué la dynamique, le positionnement dans la concurrence et les limites des modes de transport de voyageurs aérien, ferroviaire et routier. Par ailleurs, en annexe, Guillaume Pepy et Michel Lebœuf offrent une analyse des forces et limites du modèle TGV actuel. La dernière partie est consacrée aux grands cadres actuels de la politique des transports et de leur financement. Philippe de Fontaine Vive Curtaz s’est penché sur les choix et les modes de financement, tandis que Karel Van Miert a insisté sur l’articulation des réseaux européens et sur l’importance de la politique communautaire. Le colloque s’est achevé avec la vision prospective de Hugues de Jouvenel à l’horizon 2050, une intervention de Jacques Barrot, commissaire européen aux Transports et un mot de Claude Martinand, vice-président du Conseil général des Ponts et Chaussées.

Intérêt pour l’historien des chemins de fer : beaucoup d’interventions abordent la question des transports ferroviaires et de la concurrence qu’ils subissent de la part des autres modes de transport. Les choix politiques, mais aussi la capacité de répondre à l’évolution des besoins, devraient permettre au train de conserver une bonne place parmi les moyens de déplacement.

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