Rails et Histoire

Soutenance de thèse. "Pratiques économiques et pensées du changement dans un service public marchand. Une sociologie des chemins de fer français aux XIXe et XXe siècles"

Jean Finez soutiendra sa thèse de doctorat en sociologie intitulée :

Pratiques économiques et pensées du changement dans un service public marchand. Une sociologie des chemins de fer français aux XIXe et XXe siècles

le jeudi 26 novembre 2015 à 14h à l’Université Lille 1 (métro Cité scientifique, amphi B16, bâtiment SH3).

Jury :

  • Bernard Convert, Directeur de recherche au CNRS, Université Lille 1, codirecteur de la thèse
  • Marnix Dressen, Professeur à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, codirecteur de la thèse
  • Olivier Godechot, Directeur de recherche au CNRS, Sciences Po Paris, rapporteur
  • Frédéric Lebaron, Professeur à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, rapporteur
  • Fabian Muniesa, Maître de recherche au Centre de sociologie de l’innovation, Mines ParisTech, examinateur
  • Georges Ribeill, Directeur de recherche honoraire à l’École nationale des Ponts et chaussées, examinateur
  • Philippe Steiner, Professeur à l’Université Paris-Sorbonne, président

Résumé : A partir d’un matériau composé d’archives, d’ouvrages spécialisés, de littérature grise et d’entretiens, cette thèse explore les transformations des manières de faire et de concevoir l’économie ferroviaire en France. Notre analyse socio-historique met au jour les recompositions de la politique du rail et l’évolution des logiques de gestion des compagnies ferroviaires sur le moyen et le long terme. Tandis que, dans les années 1820-1830, le développement des chemins de fer est laissé à l’initiative des entrepreneurs privés, la seconde moitié du XIXe siècle est marquée par un engagement progressif de l’Etat dans le secteur, qui finance et encadre l’exploitation de vastes réseaux organisés en monopoles régionaux. La nationalisation des chemins de fer en 1938 et la politique de planification des transports de la période d’après-guerre constituent l’apogée de ce processus d’étatisation. Le dernier demi-siècle se caractérise au contraire par une érosion de la conception traditionnelle du service public et par une intensification de la régulation marchande, dont la récente libéralisation du rail et la nouvelle politique commerciale de la SNCF sont les signes les plus manifestes. Les transformations du rail renvoient à l’évolution des catégories de pensée et d’action dominantes au sein du champ politico-administratif, aux rapports de force sociaux dans les entreprises ferroviaires, ainsi qu’aux propriétés matérielles des chemins de fer en comparaison de celles des autres techniques de transport existantes. Ensemble, ces trois dimensions définissent l’espace des possibles et des probables de l’économie ferroviaire.

Jean FINEZ

Page personnelle

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