Rails et Histoire

Publication, « Moi, la Gare. La Gare de l’Est nous raconte », par Patrice Amarger

Rien ne prédestinait Patrice Amarger à faire œuvre d’historien si ce n’est sa passion pour les choses du passé et l’écriture. Ingénieur de formation, diplômé de sciences politiques, c’est au terme d’une carrière entièrement vouée à la banque qu’il se lance dans le récit historique à l’approche de la retraite, évoquant successivement l’invasion de l’Europe par les Mongols (La domination du monde, Robert Laffont, 1995-1997), l’expédition ordonnée par François Ier contre les hérétiques vaudois (L’exécution de Provence, Robert Laffont, 2004) et la guerre hispano-américaine de 1898 (Une splendide petite guerre - Cuba 1898, Editions de la Bisquine, 2014). Le fait que Patrice Amarger ait opté pour le récit n’enlève rien au sérieux de sa démarche, l’écriture de chacun de ses ouvrages reposant sur le résultat de longues recherches documentaires. La présente étude n’échappe pas à cette règle. Son originalité est de donner la parole à la gare de l’Est, qui se trouve ainsi en posture de relater sa propre histoire. Cela peut surprendre, mais on se laisse vite prendre au jeu. Bref, une façon ludique d’aller à la rencontre des grandes heures d’un des lieux les plus attachants hérités de notre passé ferroviaire, mais pas seulement. En effet, Patrice Amarger se plait à replacer la gare dans le contexte politique, économique et social des époques traversées, ce qui a pour avantage de nous permettre de réviser notre histoire à moindre frais. Suivre, par exemple, la façon dont les voyageurs se vêtent au cours des âges donne un bon aperçu de l’histoire de la mode.

Patrice Amarger, Moi, la Gare. La Gare de l’Est nous raconte, Editions de la Bisquine, 2015, 334 p.

Dos de couverture

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