Rails et Histoire

Présentation

Les archives sont, selon le Code du patrimoine, article L211-1, les « Documents, quels que soient leur date, leur forme et leur support matériel, produits ou reçus par toute personne physique ou morale, et par tout service ou organisme public ou privé, dans l’exercice de leur activité […] ».

L’archive orale a la particularité d’être une archive provoquée  : l’enregistrement d’un entretien entre un « témoin » et un chercheur crée une source d’information réutilisable par la communauté scientifique, ou par des créations dans des domaines très divers de la culture et de la communication.

Depuis le milieu du XXe siècle, la collecte raisonnée d’archives orales s’est développée et structurée en discipline scientifique, d’abord dans les pays anglo-saxons avant de se diffuser dans le reste du monde. En France, ce sont surtout les années 1970 qui marquent un tournant avec les travaux des comités d’histoire des ministères, des grandes institutions publiques, des professions et des entreprises.

Les travaux en histoire contemporaine intègrent la source orale, qui n’est plus vue comme un complément, subjectif et de moindre intérêt, des archives écrites. Elle fait partie d’un ensemble de sources avec les documents « papier » ou iconographiques. Elle permet de construire une vision à la fois globale et nuancée d’un sujet.

Le comité scientifique de Rails et histoire a décidé de faire de la collecte d’archives orales un axe prioritaire des activités de l’association au début des années 2000. Cette décision « repose sur le postulat du rôle primordial que joue la mémoire dans la constitution d’une communauté et d’une identité professionnelles, sur l’importance, pour une organisation actuelle, de connaître sa culture collective et ce que celle-ci doit à ses héritages. »

En 2007, lors du colloque Voyage dans un monde en mouvement, Rails et histoire avait présenté sa démarche par une création sonore, "Écouter l’histoire, entendre la mémoire", réalisée par Denis Raffin, artiste et ingénieur du son. François Caron, alors président du Comité scientifique de Rails et histoire, explique ses choix et sa conviction : les archives orales sont une source essentielle pour l’histoire du temps présent et les sciences sociales.

"Écouter l’histoire, entendre la mémoire" (Denis Raffin, 2007)

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