Rails et Histoire

Les transformations de Nîmes et d’Avignon au XIXème siècle à la suite de l’implantation du chemin de fer - Michèle Lambert-Bresson

Michèle Lambert-Bresson (Architecte, enseignante à l’ENSAPB, Chercheur à l’Ipraus) a soutenu sa thèse le vendredi 9 mars 2012 à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville.

Résumé

Études des transformations de Nîmes et d’Avignon au XIXe siècle à la suite de l’implantation du chemin de fer Existe-il une politique d’implantation des gares lors de la création des premières lignes de chemin de fer ? Ces implantations ont-elles modifié les pratiques antérieures d’intervention sur la ville ? Si oui, comment ? C’est principalement à ces deux questions que tente de répondre cette thèse, à travers l’étude de Nîmes et d’Avignon au XIXe siècle. Après avoir décrit l’histoire des projets urbains avant et après le chemin de fer, ainsi que celle des lignes ferroviaires, la thèse analyse du point de vue de la morphologie urbaine les deux rues de la gare ouvertes à l’occasion de la création de celle-ci. À Nîmes, l’avenue Feuchères constitue l’axe d’un vaste quartier qui achève un cycle d’aménagement initié depuis le XVIIe siècle. À Avignon, la percée du cours Jean-Jaurès et de la rue de la République bouleverse et réoriente la structure initiale de la ville. S’ils ne renouvellent pas les principes et modalités de l’aménagement urbain, les deux cas étudiés apparaissent emblématiques.

Urban transformations in Nîmes and Avignon during the 19th century, following arrival of the railway. When the first railway lines were built, was there a policy for the siting of stations ? Did arrival of the stations in existing towns modify earlier approaches to planning, development and improvement ? If so, how ? These are the two main questions that this dissertation aims to answer, through the study of Nîmes and Avignon during the 19th century. After describing the history of urban projects before and after arrival of the railway, and studying the railway projects themselves, the thesis analyzes, from the point of view of urban morphology, the two streets leading to the stations that were opened when the railway was first built. In Nîmes, the avenue Feuchères constituted the backbone of a vast quarter which was the culmination a cycle of planning and improvement that began in the 17th century. In Avignon, the opening of the cours Jean- Jaurès and the rue de la République disrupted and reoriented the initial structure of the city. Even if these projects did not give rise to new principles and modes of urban planning, the two cases are nonetheless emblematic.

Composition du Jury :

M. Pierre Pinon, Professeur à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville

Mme Florence Bourillon, Professeur à l’Université de Paris XII – Val de Marne

Mme Karen Bowie, Professeur à l’école Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-La Villette

M. Michaël Darin, Professeur à l’école Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg