Rails et Histoire

Les Mémoires de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Châlon-sur-Saône (t. LXX) - Gilles Platret (dir.)

Tome LXX, 2002, 160 p.

Compte rendu par Joanne Vajda, mars 2003

Parmi les six mémoires publiés, liés à l’histoire locale, celui de Jean-Jacques Chevalier, " La fermeture de la gare de Chalon-ville" (p. 57-115) intéresse l’historien des chemins de fer. Pour une meilleure compréhension, le lecteur est invité à parcourir deux autres articles du même auteur, parus dans la même publication : « Quand Chalon attendait le chemin de fer », tome LXIV, 1996, p. 79-175, et « L’étoile ferroviaire chalonnaise », tome LXVII, 1999, p. 91-176. De nombreux documents graphiques et illustrations accompagnent le texte, ainsi que des citations. Il est cependant regrettable que la localisation des sources ne soit presque jamais indiquée.
Un bref rappel historique permet de saisir les dates-clés concernant le chemin de fer autour de Chalon. Les installations ferroviaires de 1849 s’avèrent très vite obsolètes à cause du développement important de la ville de Chalon et de son commerce. J.-J. Chevalier décrit chronologiquement les démarches entreprises durant 40 ans pour trouver une solution convenable. On y saisit les relations qui, à travers les discussions liées à la transformation de la gare, s’établissent entre les négociants et les industriels de la ville, la chambre de commerce, la Compagnie du PLM et les représentants de l’État, le ministère des Travaux publics, la préfecture de Saône-et-Loire et le conseil municipal. L’idée du transfert de la gare de voyageurs de Chalon-ville à Saint-Cosme apparaît dès 1860, ceci afin de permettre l’agrandissement de la gare de marchandises. Les travaux de construction de la nouvelle gare Chalon-Saint-Cosme, qui finira par s’appeler Chalon-sur-Saône, ne débutent qu’en 1890. Elle est inaugurée en 1893. Les terrains libérés par le PLM suite à ce transfert serviront à la construction de la ville.
Intérêt pour l’historien du chemin de fer  : La problématique de la construction du réseau ferré passe par la construction des gares et le rôle des emprises ferroviaires dans le tissu urbain. Cet exemple illustre bien les rapports que cette construction induit entre l’ensemble des intervenants.

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