Rails et Histoire

« Les entreprises allemandes durant la Seconde Guerre mondiale », Histoire, Économie et Société

n° 4, 2005 16 €

Compte rendu par Joanne Vajda, avril 2006

Les textes réunis dans ce numéro de la revue ont été présentés par des chercheurs allemands lors d’une table ronde organisée les 21 et 22 novembre 2003 à Francfort-sur-le-Main par le Groupement de recherche n° 2539 du CNRS, en partenariat avec l’université Johann Wolfgang Goethe de Francfort (Werner Plumpe) et l’Institut Max-Planck d’histoire du droit européen de Francfort (Johannes Bähr et Ralf Banken) et avec le soutien du Centre interdisciplinaire d’études et de recherche sur l’Allemagne (CIERA). L’objectif était de permettre aux historiens français et allemands de confronter leurs travaux en surmontant l’obstacle linguistique (les textes présentés en français sont parallèlement publiés en allemand dans une revue allemande). Cette rencontre a fait connaître aux historiens français une historiographie allemande récente sur le sujet, encore inédite en français. La plupart des auteurs ont présenté les résultats de leurs recherches concernant la France. Les versions écrites des différentes interventions ont été enrichies par les contributions de plusieurs discutants français (Hervé Joly, Michel Margairaz, Lionel Dumond, Michel Hau, Patrick Fridenson).
Intérêt pour l’historien des chemins de fer : dans l’introduction, Werner Plumpe dresse un bilan intermédiaire de l’état actuel de la recherche sur les entreprises allemandes sous le nazisme. Les articles suivants rendent compte des recherches monographiques récentes (les activités métaux précieux de la Degussa, les grandes banques allemandes, les industries pneumatiques et l’industrie électrotechnique). Enfin, Mark Spoerer présente une réflexion sur le travail forcé et les conditions de son utilisation par les entreprises allemandes. À la rubrique « Varia », un article est à signaler qui pourrait intéresser l’historien des chemins de fer, celui d’Edouard Vasseur, intitulé « Pourquoi organiser des Expositions universelles ? Le « succès » de l’Exposition universelle de 1867 ». Parmi les lectures suggérées par les comptes rendus, on retient l’ouvrage d’Anne-Françoise Garçon, Entre l’État et l’usine. L’École des Mines de Saint-Etienne au XIXe siècle, Rennes, PUR, 2004, 368 p., qui montre, en retraçant l’histoire de cet établissement, comment s’est élaboré le profil de l’ingénieur industriel durant le XIXe siècle.

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