Rails et Histoire

Le Paris des Centraliens bâtisseurs et entrepreneurs - Jean-François Belhoste (sous la dir. de)

Publication d'histoire économique et sociale internationale n° 21, 2006 Libraire Droz. ISBN 978-2-600-1069-6 - Paris, A.A.V.P., [2004], 236 p., 40 euros.

Compte rendu par Joanne Vajda, février 2005

L’ouvrage, publié à l’occasion de l’exposition organisée par l’Action artistique de la ville de Paris et l’Association des Centraliens à la tour Eiffel, du 7 octobre au 21 novembre 2004, est consacré à la participation des Centraliens à la transformation de la capitale. La première partie, qui fait l’histoire de l’école, donne aussi un aperçu de l’Association des Centraliens et d’une institution d’origine centralienne, la Société des ingénieurs civils. L’architecture de fer, puis l’architecture de béton font l’objet des deux parties suivantes. C’est dans l’architecture des halles de gares, évoquée à travers l’exemple de la gare d’Austerlitz, que l’architecture de fer commence à s’exprimer, grâce à la ferme Polonceau qui permet de réaliser de grandes portées. Le chapitre sur les transports donne à voir le rôle joué par les Centraliens dans la mise en place des transports de surface et du métro, dans l’industrie automobile et dans la conquête de l’air. Le cadre de vie fait l’objet de la partie suivante. On y étudie la construction sociale, mais aussi privée, ainsi que la coopération des Centraliens à l’édification de l’agence centrale de la Société Générale, les améliorations dans le domaine du chauffage et de la ventilation, de l’hygiène et de la propreté. Les réseaux de distribution de gaz et d’eau font aussi l’objet de deux contributions. A la fin sont présentées les biographies de quelques Centraliens déjà cités dans l’ouvrage, mais aussi celles d’acteurs qu’on a tendance à oublier.
Intérêt pour l’historien des chemins de fer  : Lorsqu’on évoque le Paris des Centraliens peut-on faire l’impasse sur leur rôle dans la création du paysage ferroviaire urbain, qui s’étend au-delà de l’architecture des gares ? Est-ce parce qu’un ouvrage, Paris et ses chemins de fer (voir le compte rendu de l’AHICF de juillet 2003) a récemment été publié dans la même collection ? Le lecteur non averti doit-il en déduire que les Centraliens sont invisibles dans les archives des compagnies de chemins de fer, comme cela semble le cas des compagnies parisiennes de transports urbains ?

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