"Histoire d’entreprises, pourquoi et comment ? Historiens, archivistes et acteurs : regards croisés"

Article tiré d'Entreprises et histoire, supplément n°29, juin 2002 62 p., 20.58 euros.

Compte rendu par Joanne Vajda, septembre 2003

Dans ce numéro sont publiés les actes de la Journée d’histoire organisée par le comité d’histoire d’Altadis Seita, Terres d’histoire le 28 janvier 2002 sous la responsabilité scientifique de Nathalie Carré de Malberg. Les thèmes autour desquels se sont organisés les débats sont la gestion des ressources humaines, les innovations et les sujets sensibles. La lecture des 27 communications, ainsi que les discussions entre les différents intervenants, rendent compte du rôle de chacun (acteur, archiviste et historien) dans l’écriture de l’histoire d’une entreprise.
En ce qui concerne la SNCF, deux aspects sont abordés, celui du besoin d’histoire comme élément d’évolution de la société actuelle et celui de la nécessité de disposer de preuves historiques face à des poursuites judiciaires.
Marie-Françoise Charrier et Elise Feller rendent compte de l’expérience d’un groupe d’actifs et de retraités des services sociaux de la SNCF qui s’est mobilisé pour retracer l’histoire du service social de l’entreprise. Le livre, Aux origines de l’action sociale, l’invention des services sociaux aux chemins de fer (Toulouse, Erès, 2001, 276 p.), paru sous la direction des deux intervenantes, n’a pas éveillé l’intérêt de la SNCF et a rencontré un accueil mitigé, autant dans la presse que dans l’entreprise, mais, selon les auteurs, a eu le mérite de permettre l’instauration d’un dialogue entre les différents partenaires.
Christian Perrot et Georges Ribeill ont choisi d’évoquer le thème des sujets sensibles à travers la politique de la SNCF relative aux archives de l’entreprise pendant la Seconde Guerre mondiale. Le colloque organisé par l’AHICF en juin 2000 (suite au rapport remis sur ce sujet par l’IHTP en 1996) a permis de définir le rôle de l’entreprise pendant cette période. Le centre d’archives historiques de la SNCF au Mans a été chargé de communiquer des documents, ce qui a eu pour effet d’inventorier et de structurer les archives de la période 1937-1948. Georges Ribeill évoque l’ampleur des deux procès contre la SNCF et souligne la volonté de l’entreprise à assumer son histoire, tout en suggérant, comme l’avaient fait les intervenants au colloque, la recherche de renseignements complémentaires dans d’autres archives, comme celles de la gendarmerie et des préfectures.

Intérêt pour l’historien des chemins de fer : Aborder d’autres sources que celles communément admises pour l’écriture de l’histoire des chemins de fer permettra peut-être de saisir ce qui échappe parfois à l’analyse de l’intérieur.

Copyright © AHICF, Joanne Vajda, 2003. Tous droits réservés.

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