Exposition. Le 10e dans la guerre, 3-24 septembre 2014

Une exposition d'images commentées, photographies et cartes postales d'époque proposée dans le cadre du centenaire de la première Guerre mondiale par Histoire et vies du 10e arrondissement avec la collaboration de Rails et histoire et le soutien de la Mairie du 10e arrondissement et de SNCF

Une exposition proposée par Histoire et vies du 10e arrondissement avec la collaboration de Rails et histoire et le soutien de la Mairie du 10e arrondissement et de SNCF.

  • Dates : 3-24 septembre 2014
  • Lieu : Mairie du 10e arrondissement, 72, rue du faubourg-Saint-Martin, 75010 Paris
  • Entrée libre, horaires d’ouverture de la Mairie
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Image présentée dans l’exposition "Le 10e dans la guerre", carte postale, DR, coll. privée

Du fait de la présence sur son « territoire » des deux gares de l’Est et du Nord, le 10e arrondissement – plus sans doute que tout autre quartier de la capitale – a intensément vécu les effets de la Grande Guerre. Au chassé-croisé entre Français rentrés précipitamment de leurs lieux de villégiature d’été et étrangers invités à rejoindre au plus vite leurs pays d’origine, succède à partir du 2 août le départ des premiers conscrits et corps constitués. Aux manifestations patriotiques exacerbées allant jusqu’au pillage de commerces aux enseignes à consonance étrangère répondent les scènes plus intimes des adieux. Puis arrivent les premiers contingents des réfugiés venus de Belgique, bientôt rejoints par ceux des territoires occupés, et les premiers blessés.

Un an plus tard, les deux gares déversent périodiquement leurs hordes de permissionnaires, les uns en transit, les autres bien décidés à goûter aux charmes de Paris. Ils sont à l’origine de débordements auxquels les autorités essaient de mettre bon ordre et de l’accentuation du cosmopolitisme du 10e arrondissement. Aux « poilus » bien de chez nous se mêlent en effet les représentants des corps expéditionnaires alliés, Anglais, Belges, Canadiens principalement, puis, à partir de 1917, Américains, sans omettre, bien entendu, quelques éléments des troupes coloniales.

Le quartier s’adapte aux impératifs nés de l’enlisement du conflit. Des mesures de précaution sont prises pour la protection des monuments. Les structures hospitalières sont renforcées. Les autorités municipales s’efforcent de venir en aide aux plus déshérités, directement touchés par le départ au front du chef de famille, palliant notamment les restrictions alimentaires de plus en plus pesantes. Elles sont relayées par les œuvres caritatives, dont le nombre se multiplie, tant en direction des populations civiles (distributions de vivres et de vêtements) que des combattants (les fameuses cantines et infirmeries de gare). La générosité des habitants qui, pour quelques pièces, se voient remettre une breloque en guise de gratitude, est ici, comme ailleurs, largement sollicitée par l’organisation de « journées » de quêtes réservées à tel ou tel organisme.

L’éloignement du front ne met pas les Parisiens à l’abri des destructions, matériellement insignifiantes comparées à celles touchant les territoires directement exposés mais psychologiquement efficaces. Le 10e arrondissement n’est pas épargné. La « mort » vient du ciel : bombes larguées de nuit par les « taube » et obus lancés par la « Grosse Bertha ».

La Victoire est largement fêtée par les habitants du quartier, dont le patriotisme n’a cessé d’être relancé et conforté tout au long du conflit, par les émissions régulières d’emprunts de guerre et la production de nombreuses affiches. Les défilés des troupes françaises et alliées le long des grands boulevards, le 14 juillet 1919, sont le point d’orgue de ces manifestations.

(c) Bruno Carrière, Rails et histoire

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Exposition "Le 10e dans la guerre", (c) P. Mavrogiannis
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Exposition "Le 10e dans la guerre", vue générale (c) P. Mavrogiannis
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