Rails et Histoire

Conférence. "Les gares, du monument au memento : l’exemple de la gare de l’Est à Paris", 18 novembre 2014

Dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale, la Société d’histoire de Paris et de l’Île de-France et Rails et histoire proposent une conférence commune.

Date : Mardi 18 novembre 2014 à 17 h 30

Lieu : 9, rue du Château-Landon, 75010 Paris, salle Lutèce (6e étage)

Inscriptions : entrée étant libre dans la mesure des places disponibles, auprès de Rails et histoire : contact[at]ahicf.com

"Les gares, du monument au memento : l’exemple de la gare de l’Est à Paris" est le titre de la conférence proposée par la Société de l’histoire de Paris et de l’Île de France avec Rails et histoire .

Présentation :

La continuité apparente des gares dans le paysage des grandes villes, où si elles changent de visage elles changent rarement de place et restent des nœuds de communications à toutes échelles, des points de repère, de départ, d’arrivée et de rendez-vous, fait oublier leur rôle souvent déterminant dans les grands événements de notre histoire. La gare de l’Est à Paris et, dans une moindre mesure, la gare du Nord ont joué un rôle essentiel dans l’accès des combattants au front pendant la Grande Guerre, même si toutes les gares ont vu passer conscrits, mobilisés, corps constitués – mais aussi malades, blessés et corps rendus aux familles – et si les forces américaines ont construit leurs propres moyens d’acheminement et de logistique. Le souvenir de ce rôle, les sentiments, émotions personnels liés au lieu – séparations, souffrances, angoisses et incertitudes, joie, peine, deuil – s’y sont inscrits très rapidement au début des années 1920. La gare de l’Est, doublée en 1931, réaménagée en 2007, est devenue non seulement un lieu de cérémonies et de commémorations, qui persistent aujourd’hui, mais aussi un monument, avec en 1926 l’inauguration, inhabituelle, du tableau votif du peintre américain Albert Herter et, plus tard, l’aménagement d’une crypte et d’un étonnant mur où sont rassemblées des plaques dont la juxtaposition est fort difficile à comprendre pour les clients du centre commercial d’aujourd’hui. Désormais gare d’arrivée des trains à grande vitesse allemands, que nous dit-elle de son histoire et de notre mémoire partagée des conflits européens ?

Marie-Noëlle Polino (secrétaire générale de Rails et histoire) présente à cette occasion les résultats des recherches et travaux conduits par Rails et histoire, en particulier le colloque « Gares en guerre – Stations in Wartime, 1914-1918 » (Paris, 3-5 septembre 2014, dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale), et le relevé épigraphique mené avec le Cercle généalogique des cheminots, « Lieux du souvenir dans les emprises ferroviaires ».

- Écoute en ligne

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