Appel à recherche - Les réponses

 Date de réception

 

25 mars 2007

 

 

 

 

 

 

 

1 - Pour un colloque sur l’histoire de la très grande vitesse à l’occasion du 30e anniversaire du TGV français

Joël Forthoffer, docteur en géographie, membre de l’AHICF

En 2011 nous fêterons le 30e anniversaire des premières circulations du TGV entre Paris et Lyon. Depuis l’ouverture au service commercial de la première ligne le 27 septembre 1981 que de chemin parcouru…

L’AHICF a organisé le 31 mars 1994 un colloque : les très grandes vitesses ferroviaires en France. Les communications traitaient les thèmes des origines des très grandes vitesses ferroviaires en France : histoire d’une décision, genèse d’une innovation.
Depuis lors, de nouvelles lignes et TGV apparaissent en et depuis la France (TGV Atlantique, Thalys, Eurostar, TGV…), des records de vitesse ont été battus.
Pour la diffusion de la grande vitesse des colloques avec exposition de matériels sont régulièrement organisés : EURAILSPEED. La grande vitesse s’installe et se développe en Europe (Allemagne : ICE, Espagne : AVE, Italie : ETR…). Elle s’exporte dans le monde et de nombreux projets sont en cours. Le Japon, précurseur avec le Shinkansen, ne fait plus figure d’exception en Asie. Pour tenir compte de ce développement mondial les prochains colloques seront intitulés HIGH SPEED.

Le projet de colloque ou journée d’étude pourrait examiner différents thèmes :
- défis ou exploits technologiques (infrastructure, matériel) : TGV Duplex, Transrapid, pendulaire…
- évolution de l’environnement juridique en Europe (définition de l’entreprise ferroviaire, RFF, EPSF…) et nouveau modèle de financement
- enjeux stratégiques, batailles commerciales : Thalys, Eurostar, Rhéalys…
- diffusion de la grande vitesse sur les territoires : aménagement évolution des villes et gares…
- prise en compte de l’environnement dans la construction de L.G.V…

Une grande diversité des approches permettrait d’intéresser et réunir à cette occasion des professionnels, historiens, géographes au niveau européen voir mondial…

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25 mars 2007

 

2 - Pour un colloque sur LA POSTE et la SNCF
Regards croisés sur le transport du courrier de la malle-poste au T.G.V.

Joël Forthoffer, docteur en géographie, membre de l’AHICF

L’opportunité de la démarche repose sur deux points :
- L’actualité, puisque prochainement ces entreprises devront ouvrir leurs marchés traditionnels à la concurrence.
- Un atout, car ces sociétés possèdent toute deux une histoire riche et des équipes d’historiens.

A l’aube de changements qui toucheront La Poste et la SNCF, il me semble important que les association et comité d’histoire de ces entreprises partagent leurs connaissances sur le transport du courrier qui leur point commun.

Le colloque ou la journée d’étude pourrait notamment porter sur les thèmes suivants :
- rôle du réseau dans d’aménagement du territoire : présence de la poste près des gares, implantation des centres de tri…
- la logistique, le transport (tri pendant le transport…)
- accords et contrat d’entreprises
- évolution du matériel : fourgon, allège postale, TGV
- aspects sociologiques : les postiers cheminots…

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 7 octobre 2007

 

3 - La ré-affectation des sites et bâtiments du chemin de fer

Pascal Desmichel, maître de conférences en géographie, directeur du département Tourisme, responsable pédagogique du master 2 «tourisme et valorisation des territoires», chercheur au CERAMAC, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand II
Octobre 2007

La question est très probablement à relier avec la contraction des réseaux évoquée dans l’axe 3 du domaine « réseaux ferrés, mobilités et territoires » mais aussi avec le domaine « chemin de fer, patrimoine, architecture et paysages ». C’est aujourd’hui le devenir de milliers de sites de gares qui est posé au vu de la contraction des installations (marchandises tout particulièrement), et de l’abandon de beaucoup de bâtiments devenus inutiles avec la fin de présence d’agents en gare. Comment valoriser ces bâtiments, leur donner une nouvelle vie tout en préservant un décor ferroviaire à la fois digne du passé et attractif pour l’usager du train d’aujourd’hui dans certains cas ? Quelles sont les initiatives heureuses et malheureuses déjà faites par le passé ? (devant conduire à un ouvrage des bonnes pratiques…). Le but consisterait , d’un point de vue scientifique, à comprendre les dynamiques de déclin en cours (elle sont parfois très anciennes), à en saisir les impacts et les enjeux. D’un point de vue de la recherche opérationnelle, il s’agirait d’éclairer les acteurs de la gestion du patrimoine ferroviaire aujourd’hui, à savoir RFF, la SNCF, mais aussi de plus en plus les collectivités locales, les associations, et les privés.

Contribution personnelle : je réalise actuellement une étude sur la région Limousin qui a pour but de recenser toutes les gares et d’identifier leur statut actuel, d’évaluer ainsi le degré de contraction du réseau ferré, et d’en comprendre les logiques. Je viens aussi de terminer un article relatif à la gare de Canfranc (proposé à la revue Cybergéo) insistant sur les difficultés de réaffecter un chef d’œuvre en péril…

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 7 octobre 2007

 

4 - La connaissance du patrimoine ferroviaire

Pascal Desmichel, maître de conférences en géographie, directeur du département Tourisme, responsable pédagogique du master 2 «tourisme et valorisation des territoires», chercheur au CERAMAC, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand II
Octobre 2007

Le domaine 5 de l’appel à projet est de très loin celui dans lequel je me reconnais le plus. Le patrimoine ferroviaire est en lui-même un objet scientifique à cerner et, comme vous le dites, «il importe de mieux le connaître. C’est un préalable indispensable à tout débat informé sur l’éventuelle conservation…». Les vieilles monographies sont d’indispensables outils de la connaissance. Mais il est vrai que leur approche était trop restrictive ; Il est d’ailleurs très intéressant de constater que ces ouvrages de référence ne font qu’un place infime au paysage et à l’architecture ferroviaire ! Il reste dont à identifier ces formes de patrimoine.

Contribution personnelle : une approche empirique, relevant tant d’une démarche scientifique que « ferrovipathe » m’a conduit depuis 11 ans à accumuler près de 15 000 clichés qui sont tous le fruit de relevés de terrain personnels. Ils portent essentiellement sur le grand massif central, les Pyrénées, le Jura. Je me suis lancé depuis plusieurs mois dans la rédaction d’un inventaire complet du patrimoine ferroviaire limousin, avant probablement une même opération sur la région Auvergne. Je suis également intervenu en Mai 2007 au colloque interdisciplinaire d’Irrissary en traitant de l’évolution du paysage ferroviaire en vallée d’Aspe (actes à paraître). L’inventaire est long, les dynamiques nombreuses… c’est un champ immense !

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 7 octobre 2007

 

5 - Les acteurs et les formes de mise en valeur touristique du patrimoine ferroviaire

Pascal Desmichel, maître de conférences en géographie, directeur du département Tourisme, responsable pédagogique du master 2 «tourisme et valorisation des territoires», chercheur au CERAMAC, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand II
Octobre 2007

Il y a les trains touristiques dans l’univers de la mise en valeur culturelle du patrimoine ferroviaire, mais pas seulement... Quelles initiatives originales existent ? Si les « catalogues » recensant les trains touristiques sont nombreux, la question – fondamentale - des modes de gouvernance de ces structures (associations, collectivités, SNCF...) reste en friche. Qui sont les acteurs de la valorisation touristique et culturelle du chemin de fer ? Quelles sont les relations et – disons-le sans détour – les conflits qui prédominent ? Pourquoi ? Comment fonctionne la sphère «ferrovipathe» ? Les sociologues et anthropologues auraient certainement beaucoup à nous apprendre sur les « rites » , les regards et les stratégies de cette petite communauté. Celle-ci est-elle la plus habilitée à gérer un train touristique ou un projet de mise en valeur culturelle ? De même, comment ne pas appliquer au chemin de fer le vieux questionnement problématique sur la relation tourisme – patrimoine ? Le patrimoine ferroviaire peut-il et doit-il faire l’objet d’une mise en tourisme systématique pour perdurer ? Le tourisme n’est-il pas en train de mettre en péril le patrimoine ? Autant de question a-priori provocantes mais certainement utiles pour désacraliser le mythe (et le schéma toujours un peu facile…) de l’association de bénévoles venant sauver un «patrimoine»… qui se résume assez souvent à «leur» locomotive…

Contribution personnelle : J’ai eu l’occasion de travailler avec plusieurs associations touristiques du Massif central, tantôt à titre personnel (chemin de fer de la Haute Auvergne), tantôt dans un cadre de recherche appliquée (association du viaduc de Vendes dans le Cantal, association Vienne Vézère Vapeur en Limousin…). Je rédige actuellement plusieurs articles relatifs à cette difficulté de concilier tourisme et patrimoine. D’autres initiatives remarquables existent, telle celle du SIVU du transcorrézien (j’envisage un article sur ce sujet).

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 7 octobre 2007

 

6 - Chemin de fer et photographie ; la naissance du paysage ferroviaire, sa mythologie propre…

Pascal Desmichel, maître de conférences en géographie, directeur du département Tourisme, responsable pédagogique du master 2 «tourisme et valorisation des territoires», chercheur au CERAMAC, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand II
Octobre 2007

Voilà deux inventions techniques qui sont apparues en même temps, qui ont chacune à leur manière révolutionné le monde. D’hier à aujourd’hui, comment la photographie a-t-elle regardé l’univers ferroviaire ? Quels paysages ont été mis en scènes, comment les plus grands photographes ont-ils cadré ce qu’ils voyaient ? On connaît bien sûr la mission héliographique, et notamment les photos de Baldus, mais l’analyse photographique a-t-elle été menée ? Et que dire des plus grands artistes qui se sont exprimés librement, hors cadre institutionnel ? Qu’ont-ils montré du chemin de fer ? La comparaison avec l’approche picturale ne serait-elle pas intéressante ? De même, il semble que la sphère ferrovipathe a une fois encore créé ses propres codes et sa propre esthétique lorsqu’il s’agit de montrer le paysage dans ses revues spécialisées. Comment sont nés les grands sites paysagers du chemin de fer ? Quels en sont les ingrédients… ?

Contribution personnelle : la connaissance d’un certain nombre de photographes et de journalistes du « milieu » peut me permettre de travailler sur cette approche. De même que ma passion pour l’histoire de la photographie et certains auteurs en particulier…

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 13 novembre 2007

7 - Récits de carrière : le personnel du service électrique de la SNCF et de la Société hydroélectrique du Midi

Jean-Claude Bosc, chef de groupement de centrales hydroélectriques en retraite, docteur en histoire (université de Perpignan)

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 13 novembre 2007

8 - Le patrimoine électrique de la Compagnie du Midi, puis de la Société hydroélectrique du Midi

Jean-Claude Bosc, chef de groupement de centrales hydroélectriques en retraite, docteur en histoire (université de Perpignan)

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13 novembre 2007

9 - L'Internet et les réseaux de transport urbain

François Lapadu-Hargues, expert-conseil en Internet, ancien attaché d'exploitation au réseau ferré de la RATP, contributeur du site : world.nycsubway.org
et 
Jean-François Picard, I.R. CNRS, auteur de quelques contributions à l’histoire des chemins de fer. contributeur du site : photochemindefer.free.fr/

Il est banal de souligner combien Internet a modifié nos habitudes en matière de communication et de diffusion de l'information. On souligne également l'aide apporté a de nombreux actes de notre vie quotidienne : actes d'achats, conseils pour nos déplacements, mises en relation de personnes, etc.
Ce qui nous intéresse ici est l'usage que les réseaux de transport urbains ont fait de l'outil. A travers l'examen et l'analyse de nombreux sites Internet, sites institutionnels et initiatives alternatives, on voit se dessiner plusieurs usages de l'Internet : de la simple traduction "en ligne" du contenu de brochures imprimées à la mise à disposition d'outils élaborés tels que des propositions d'itinéraires, la commande de titres de transport, le recueil d'observations et de suggestions.
A partir de ces sites on pourrait dresser un portrait de l'utilisateur ou des catégories d'utilisateurs tels que les maîtres d'ouvrages des sites Internet se les représentent, ou bien tels qu'ils souhaiteraient les avoir comme usagers de leurs réseaux.
C'est aussi l'image que les promoteurs des sites se font des réseaux qu'il est intéressant d'analyser. Selon les cas, le site est présenté comme mettant simplement à disposition des outils techniques : matériels et infrastructures de transport ; pour d'autres, c'est un service mobilité dans un espace urbain et périurbain, voire une offre globale d'apports d'améliorations aux modes de vie. 

Proposition de recherche : Développer et mettre en oeuvre un site Internet s’appuyant sur une iconographie riche de nombreuses cartes, schémas et photographies. S’appuyer sur une bonne expérience de l'audit de sites Internet existants, tant pour ce qui concerne les aspects techniques que l'analyse des contenus et des architectures et procédures permettant d'y accéder. Une telle recheche permettrait de délivrer une grille de lecture pertinente des outils Internet relatifs aux réseaux de transports urbains.

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© AHICF - Mise à jour novembre 2007